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Du 10 avril au 9 mai 2005
 
Au CHÂTEAU de THOIRY la FONDATION ORPHEON EXPOSE
Des INSTRUMENTS les PLUS RARES et les PLUS ANCIENS
QU’ELLE FAIT REVIVRE EN LES FAISANT JOUER
 
 
Vingt-huit magnifiques violes et violons, datant de la Renaissance au 18 ème siècle de la prestigieuse collection Orphéon, sont mise en scène du 10 avril au 9 mai 2005 au Château de Thoiry. Précieux pour leur sonorité authentique et chefs d'oeuvres de grands facteurs européens, ces instruments sont des témoins de leur maitrise de la matière et du son. Grâce au génie des luthiers, des compositeurs, et des musiciens, les cœurs des arbres continuent à nous chanter les plus belles mélodies.
 
 Au CHÂTEAU de THOIRY la FONDATION ORPHEON EXPOSE
 
Dès le 17ème siècle, on savait que plus les instruments à cordes sont vieux, mieux ils sonnent. Ces instruments évoquent les compositeurs et les musiciens, qui les ont fait vivre avant nous. Marin Marais et J.S. Bach étaient fiers de jouer avec une viole anglaise de plus de cent ans.
 
La famille des violes de gambe et celle des violons sont indépendantes. La viole de gambe n'est pas l'ancêtre du violon. Née en Espagne au 15 ème siècle, elle est une sorte de "guitare à archet". On la joue en la tenant sur les genoux. Le violon vient du nord de l'Italie, introduite par des ménestrels nomades du Nord de l’Europe. Les violons dérivent de la vièle médiévale qui était jouée sur l'épaule. Ces deux familles ont cohabité pendant environ 250 ans. Puis le violon a peu à peu écarté la viole de gambe, donnant sa sonorité à l'orchestre symphonique moderne.
 
 
Ces instruments sont présentés dans les salons au milieu du mobilier ancien et des objets d’art, qui, au service de seize générations d’ancêtres de la famille des comtes de La Panouse, ont conservé la fonction domestique, leurs racines et leur mémoire. Ils y côtoient un des plus beaux clavecins au monde, celui d’Etienne Blanchet en 1733, le seul qui, n’ayant jamais été restauré, a gardé ses éléments d’origine et qui a toujours été au service des châtelains à Thoiry.
 
José Vàsquez, créateur de la Fondation Orphéon, enseigne la musique ancienne au Conservatoire de Winterthur en Suisse et à l’Université de Vienne. En avril, les visiteurs du Thoiry pourront surprendre une répétition sur un des instruments par un des jeunes musiciens des master classes de José Vargas. Il joue lui-même lors de concerts à Thoiry de la viole de gambe avec ses élèves et organisé par  l’Association des « Festes de Thalie ».
 
Parmi des instruments remarquables exposés, il y a un violon créé par Nicolò Amati (Cremona, 1669), l'un des plus grands luthiers, petit-fils d’Andrea et professeur d’Antonio Stradivarius. La dendrochronologie détermine l'âge de l'arbre en évaluant l'âge des stries du bois de la table d'harmonie. Les bois de ce violon viennent d’arbres qui ont vécu l’un de 1489 à 1614 et l’autre de 1518 à 1658. Les luthiers faisaient sécher le bois avant de l'utiliser. La date 1669, écrite sur l’instrument, dix ans après l'abattage de l'arbre le plus récent, est donc crédible. Le son est exceptionnel.
 
Les stries de la table d’harmonie de la basse de viole de Ventura Linarolo, Venise, datant de 1352 à 1564 d'un côté et de 1353 à 1561 de l'autre, confirment la date inscrite de 1585. Cette viole superbe créée à l’apogée de la création musicale à Venise, donne l’impression de jouer sous la direction des grands compositeurs vénitiens, Gabrielis, Merulo, Castello et Monteverdi.
 
La basse de viole de Claude Boivin et la viole d’amour de J. B. Deshayes Salomon ont des cordes sympathiques sous la touche. Ces cordes sonnent en résonance, (en sympathie), quand les cordes supérieures vibrent. Les cordes supérieures sont en boyau, mais les cordes sympathiques sont en métal comme celles des clavecins. «N’est-il pas étrange que des boyaux de mouton extraient l’âme du corps humain ?» . William Shakespeare.
 
Chaque instrument exposé révèle d’autres aspects de la magie des instruments au service de l’art et qui réunissent dans leurs vibrations vivantes l’acier, l’arbre, les boyaux de mouton, le génie d’un compositeur et le toucher de l’interprète pour produire les émotions les plus pures.
 
La fabrication et le son des violes anglaises diffèrent des violes continentales, dont on creuse la table dans une planche épaisse de bois, comme pour les violons.
Leurs tables d’harmonie étaient construites en assemblant de cinq à sept  panneaux de bois courbés à chaud, leur donnant une remarquable finesse, tout en conservant au bois sa stabilité. On admire deux dessus de violes de William Turner et une basse de viole d’Henry Lewis.
 
La Fondation Orphéon a réuni une collection de 100 instruments (violes de gambe, violes d'amour, violons, violoncelles, violones, baryton) datant de 1560 à 1780, tous restaurés. Elle les prête à l'orchestre d'Orphéon, à l'Université de Vienne et de musiciens professionnels de toute l'Europe pour des concerts, des enregistrements ou des études.
 
En plus des 6 cités ci-dessus, les 22 autres instruments de musique anciens et rares mis en scène au Château de Thoiry par la Fondation Orphéon, sont :
 
  • Une basse de viole de Nikolaus Leidolff, 1695 Autriche.
  • Une basse de viole de Michael Albanus, Graz 1706.
  • Deux Dessus de violes en forme, Allemagne 1730.
  • Flemish, Louis Guersan, 1750,
  • Un violon de Matthias Albanus,
  • Un violon de Johann Schorn
  • Un alto de Matthias Thir
  • Un violon de Matthias Albanus, Bozen 1680.
  • Un violon de Johannes Schorn, Salzburg, 1707.
  • Un violon alto de Mathias Thir, Vienne 1786,
  • Un alto de Johann Christoph Leidolff.
  • Un violoncelle d’Anton Posch, Vienne, 1700,
  • Un Violoncelle de Simone Cimapane, Rome, 1692.
  • Une basse de viole de Giovanni Paolo Maggini, Brescia, 1600.
  • Une basse de viole de Giovanni Battista Grancino, Milano, 1697.
  • Un dessus de viole et luth théorbe.
  • Un très ancien dessus de viole de gambe, Veneto ou Brescia, 16 ème siècle.
  • Deux autres dessus de viole.
  • Un violon de Carlo Testore, Milano 1700.
  • Un violon à 5 cordes de Tielke, Hambourg 1700.